Elle est l'unique fille de Léopold Ier, roi des Belges, et de la reine Louise d'Orléans. Ferdinand Maximilien de Habsbourg-Lorraine, né à Vienne le 6 juillet 1832 et mort fusillé au Cerro de las Campanas à Santiago de Querétaro le 19 juin 1867, est un archiduc d'Autriche, prince royal de Hongrie et de Bohême, devenu empereur du Mexique sous le nom de Maximilien Ier en 1864. En revanche, s'il rend compte des tergiversations de l'empereur au sujet de son éventuel départ du Mexique et s'étonne de son choix « occulte » de se rendre à Querétaro, le propos devient plus laudateur à la fin du récit en donnant à voir un homme courageux et stoïque face à la mort[C 59]. Toutefois cet ambitieux projet d'immigration connaît un succès médiocre[22]. Le 3 janvier 1859, Maximilien, par mesure de sécurité et craignant qu'elle ne soit sifflée en public, renvoie Charlotte à Miramare et fait expédier ses objets les plus précieux hors des territoires qu'il gouverne. Karl May publie de 1882 à 1884 Waldröschen, une série de romans d'aventures narrant notamment l'affrontement au Mexique entre l'empereur Maximilien Ier et Benito Juárez. D’argent à une aigle royale contournée, dévorant un serpent, perché sur un double figuier de Barbarie, planté dans un rocher, mouvant lui-même d’une mer alésée, le tout au naturel. Elle se situe dans le parc national Cerro de las Campanas créé en 1937[48]. Isolée, Charlotte ne peut compter sur le soutien d'aucun monarque en Europe et envoie à Maximilien un télégramme : « ¡Todo es inútil! Au printemps 1866, l'impératrice Charlotte prend l'initiative de tenter directement une ultime démarche auprès de Napoléon III afin qu'il revienne sur sa décision d'abandonner la cause mexicaine. Visite de Maximilien et Charlotte à l'empereur Napoléon III le 5 mars 1864.jpg 5,175 × 3,900; 9.86 MB Visite de Maximilien et Charlotte à Tétouan en mars 1860.jpg 5,125 × 4,075; 10.59 MB Votivkirche Vienna June 2006 144.jpg 1,920 × 2,560; 894 KB 16mo (13 x 8.5 cm). Dans l'État d'Hidalgo, le 25 septembre 1866, la Légion belge commandée par le lieutenant-colonel Alfred van der Smissen perd son ultime bataille d'importance lors du combat d'Ixmiquilpan. La jeune fille meurt le 4 février 1853. Essai de reconstitution fictionnelle ». Côte orientale du Brésil comprise entre les 12° et 15° degrés de latitude australe pour servir au voyage du Prince Maximilien (1821) Autour de Maximilien (empereur du Mexique… Le lendemain, Miramón renforce son corps de lanciers de quelques éléments issus de la cavalerie de Mejía afin d'occuper le cimetière, mais les impérialistes se heurtent cette fois à une batterie d'une dizaine de canons installés durant la nuit qui les déciment. + catalogue; complete. Dépêché par le roi Léopold II inquiet des nouvelles qu'il reçoit de Charlotte, son frère Philippe, comte de Flandre arrive prestement à Rome le 8 octobre 1866[B 12]. Sa famille ne peut la soutenir dans la cause mexicaine : son frère Léopold II, autrefois ardent partisan des ambitions de sa sœur, ne peut plus ignorer l'hostilité des Belges envers un pays qui leur apporte souvent de mauvaises nouvelles ; quant à son beau-frère, l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, vaincu par la Prusse à Sadowa, il a perdu son influence sur les États allemands. En février 1852, Marie-Amélie contracte la scarlatine. Maximilien se mit bravement à la tête de l'armée […] Après plusieurs combats où Maximilien déploya la plus brillante valeur qui lui attira l'admiration de son armée, les ennemis ayant reçu de grands renforts, Maximilien dut se retrancher dans la ville de Querétaro. Ces derniers ont également cédé l'habit du défunt au plus offrant des amateurs. « Une démonstration assez vive a eu lieu hier. Vous voyez que vous aviez tort. Si Maximilien est officiellement vice-roi de Lombardie-Vénétie, son autorité reste limitée par le pouvoir exercé par les militaires de l'Empire autrichien opposés à toute espèce de réforme libérale. Son père lui laisse d'ailleurs le choix de son futur époux ; comme elle en témoigne dans une lettre adressée à sa grand-mère Marie-Amélie : « il m'a écrit la lettre la plus impartiale, me mettant sous les yeux les avantages de l'un et de l'autre sans vouloir en rien m'influencer[P 1] ». Seul au palais de Milan, il fait part de ses griefs à sa mère : « Me voilà donc banni ici et seul comme un ermite [...]. Averti par Bazaine de l'arrivée de Charlotte en France, Napoléon III tergiverse avant de la rencontrer. À Paris on a beaucoup parlé de cela [...]. Le jeune officier indique de son épée l'emplacement du cœur à un sous-officier, le sergent de la Rosa, qui appuie son arme (un fusil à percussion de marque américaine) et fait feu à bout portant. La construction du château se termine en 1860 selon les plans de Maximilien et grâce à la dot de Charlotte. Elle subit un effondrement émotionnel profond. L'aube commence à poindre. Elle évite de passer par Bruxelles[N 4] et Vienne. Le chagrin de Maximilien est immense[D 2]. À Pavie, dans l'un des États que gouverne Maximilien, l'Autriche crée un véritable équipage de siège militaire. Maximilien tente de faire ajouter une clause secrète qui lui permettrait, au cas où il échouerait au Mexique, d'être rétabli dans ses droits familiaux s'il devait revenir en Autriche. Tous deux sont amoureux. En mars 1864, Maximilien se rend à Vienne chez son frère l'empereur François-Joseph, lequel lui demande de signer un pacte de famille l'obligeant à renoncer pour lui et sa descendance à ses droits sur la couronne autrichienne, à un éventuel héritage, ainsi qu'à son patrimoine mobilier et immobilier en Autriche, faute de quoi il ne pourra régner au Mexique. Timbre-poste d'une valeur faciale de 13 centimes (Mexique, 1866). L'avenue, initialement nommée en l'honneur de Charlotte Paseo de la Emperatriz, devient plus tard le Paseo de la Reforma[C 25]. Ce moment est source de grande excitation pour moi, « Vous avez conquis en mai [...] toute ma confiance et ma bienveillance. La perspective d'une invasion américaine pour réintégrer Juárez dans ses fonctions dirigeantes au Mexique conduit un grand nombre d'adhérents fidèles de l'empire à abandonner la cause de Maximilien et à quitter la capitale[28]. Maximilien est de santé fragile et s'enrhume constamment dans les chambres mal chauffées de la Hofburg. Les grands hacenderos (propriétaires terriens) ne retirent donc que peu d'avantages dans l'établissement de colons. Après une longue discussion très violente entre les deux frères, François-Joseph et Maximilien signent donc le pacte de famille voulu par l'empereur le 9 avril 1864. Que mon sang prêt à couler soit répandu pour le bien du pays. Les détonations claquent. Un autre plan prévoyant la création d'une douzaine d'autres colonies de peuplement par les ex-confédérés des États-Unis est conçu par l'océanographe Matthew Fontaine Maury, lui-même ex-confédéré. Il envoie d'abord l'impératrice Eugénie au Grand Hôtel avant d'accepter de la recevoir le lendemain 11 août, au château de Saint-Cloud[B 10]. » En vertu de ce décret, plusieurs centaines[M 9] d'opposants sont sommairement exécutés[C 33]. Auction Closed. Charlotte en est particulièrement impressionnée. De sa propre initiative, Charlotte décide de se rendre personnellement en Europe afin de tenter une ultime démarche auprès de Paris et du Vatican. Pendant le Second Empire mexicain, Charlotte est : Elle reçoit également les décorations suivantes : La vie de l'impératrice Charlotte a inspiré des œuvres cinématographiques, des opéras, des feuilletons télévisés, des romans, ainsi qu'une bande dessinée. Un correspondant français assure « que le gouvernement français a employé tous les moyens possibles pour persuader à Maximilien de revenir en Europe[69]. C'est au cours de son séjour en résidence surveillée que l'empereur Maximilien est fusillé au Mexique en juin 1867. Le 8 août 1866, l'impératrice Charlotte débarque en Europe avec ses deux fils à bord du paquebot Impératrice Eugénie. Décrite comme ravissante, pieuse et vive d'esprit, elle a reçu une éducation raffinée[A 1]. Maximilien s'embarque sur la corvette Vulcain pour une courte croisière en Grèce. Le corps de Maximilien glisse tandis que son bras gauche s'écorche à un rocher. Lorsqu'il s'absente de Mexico, parfois durant plusieurs mois, Maximilien laisse Charlotte gouverner : elle préside le conseil des ministres et donne, au nom de son mari, une audience publique les dimanches[C 15]. André Bénit, « Charlotte de Belgique, impératrice du Mexique. Plusieurs films relatent la vie de Charlotte de Belgique : En 2018 paraît chez Dargaud le premier volume d'une série de bande dessinée biographique, Charlotte impératrice, par Matthieu Bonhomme (dessin) et Fabien Nury (scénario)[45]. Les ovations se succèdent le long de la route vers Mexico. Captif, Maximilien est ramené au couvent de la Cruz dans son ancienne chambre, qui a été presque entièrement démeublée. Ses efforts pour régénérer la Lombardie-Vénétie se heurtent à l'opposition de l'Autriche, laquelle combat tout élément dérangeant son programme unitaire. En dépit des descriptions idylliques que Maximilien et Charlotte adressent à leurs proches en Europe[C 11], il ne leur faut guère de temps pour mesurer l'insécurité et le désordre qui règnent dans leur empire. Il publie le « décret noir » du 3 octobre 1865 qui, tout en promettant une amnistie aux dissidents qui se rendront, déclare en son premier article : « Tous les individus faisant partie de bandes ou de rassemblements armés existant sans autorisation légale, qu'elles proclament ou non un prétexte politique [...] seront jugés militairement par les cours martiales. Le lendemain, à Miramare, Maximilien déclare aux délégués mexicains qu'il accepte la couronne impériale du Mexique[D 8]. Franz Liszt compose une marche funèbre en mémoire de Maximilien Ier cataloguée S163.6 par Humphrey Searle, incluse dans les Années de Pèlerinage (troisième Année)[51]. La ville de Brescia est occupée par la milice, tandis que de nombreux bataillons campent à Plaisance et le long des rives du Pô. Désireux de légitimer cette domination, Napoléon III soutient un groupe de monarchistes du parti conservateur hostiles à la république, qui établissent la deuxième Régence du Mexique. En janvier 1866, contrevenant à ses promesses, Napoléon III décide du retrait progressif des troupes françaises du Mexique à partir de l'automne 1866[NI 7]. Lorsqu'elle se rend en visite officielle au Yucatán, Charlotte écrit à son mari le 8 décembre 1865 : « Le docteur est très gentil. La tragédie de l'ambition Auteur d'un monumental Napoléon en deux volumes, André Castelot s'était naturellement penché sur la funeste campagne du Mexique, qui devait être " la plus grande pensée du règne ", c'est-à-dire créer en … La défunte reine Louise supervisait personnellement l'éducation et l'instruction des enfants royaux. Grand maître et réformateur le 16 avril 1865 de : Grand maître et fondateur le 1er janvier 1865 de : Édouard Manet, scandalisé par la mort de Maximilien, travaille durant plus d'un an à la réalisation de plusieurs versions de son tableau L'Exécution de Maximilien qui constitue un puissant réquisitoire pictural contre la politique menée au Mexique par Napoléon III[43]. La décision s'ébruite et les conservateurs fulminent. Souffrant, il se couche sur le lit de camp dont le matelas a été découpé dans l'espoir d'y trouver de l'argent. Les grandes idées de pondération et d'équilibre américain, d'indépendance et de régénération des races latines [...] restent seulement l'illusion de quelques esprits abusés. et en 2) de sable, au lion d'or, armé et lampassé de gueules, sur-le-tout, écartelé, aux I et IV, contre-écartelé, aux 1 et 4 de gueules aux trois léopards d'or, armés et lampassés d'azur (d'Angleterre) ; au 2 d'or, au lion de gueules, armé et lampassé d'azur, dans un double trescheur fleuronné et contre-fleuronné du second (d'Écosse) ; au 3 d'azur, à la harpe d'or, cordée d'argent (d'Irlande) ; aux II et III, burelés de dix pièces de sable et d'or au crancelin de sinople, brochant sur le lion (de Saxe). Des bandes sortent comme de dessous terre là où il n'y en avait pas avant »[C 20]. En mai 1856, François-Joseph demande à Maximilien qu'à son retour de Paris, et avant de regagner Vienne, il s'arrête à Bruxelles afin de rendre visite au roi des Belges Léopold Ier. À Rome, Charlotte adopte un comportement étrange. En 1857, Maximilien est nommé vice-roi du royaume de Lombardie-Vénétie que l'Autriche a acquis au congrès de Vienne et qui se montre rebelle au pouvoir de la maison de Habsbourg. Ce dernier refuse la restitution, mais autorise le docteur Basch à se rendre au couvent de Capuchinas où quatre médecins s'apprêtent à pratiquer l'embaumement. Le 16 janvier 1868, sur le quai de Trieste, les archiducs Charles-Louis et Louis-Victor accueillent la dépouille de leur frère qu'ils escortent jusqu'à Vienne. Le peloton d'exécution comprend 4 hommes par condamné, plus 3 réserves, soit 15 soldats d'infanterie commandés par un capitaine à peine sorti de l'enfance : Simon Montemayor[38]. Ainsi, de Veracruz à Mexico, les 500 km de voirie sont jalonnés de 500 postes de turcos chargés d'exécuter sommairement la justice contre tout passant armé[30]. Là, Maximilien est en proie aux regrets mélancoliques. La folie est faite des événements ! Livrée aux punaises, la bâtisse est une sorte de caserne austère et vétuste qui requiert d'importants travaux. Pièce de 20 pesos en or à l'effigie de l'empereur Maximilien (Mexique, 1866). Après la mort de Charlotte, l'artiste continue à occuper les dépendances du château jusqu'à sa mort en 1948[25]. Le 13 mars 1867, Maximilien délaisse le Cerro de las Campanas pour s'installer avec son état-major au couvent de la Cruz où il loge de manière spartiate. François-Joseph avait exigé que le cercueil soit scellé à Trieste afin que sa mère ne pût même songer à vouloir contempler les restes de son fils. Sans enfant issu de son mariage, Maximilien, à la désapprobation de Charlotte[C 17], décide en septembre 1865 d'adopter les deux petits-fils du précédent empereur Augustin Ier du Mexique — Agustín de Iturbide y Green et Salvador de Iturbide y Marzán —, fondant ainsi la maison de Habsbourg-Iturbide. Outre l'allemand, l'anglais et le français, les archiducs apprennent les langues usitées dans le vaste empire des Habsbourg : italien, hongrois, polonais, roumain et quelques rudiments de tchèque[C 4]. Devant un petit muret de briques séchées au soleil, les trois condamnés se tiennent debout. Respectant les souhaits de la défunte, le roi désigne la comtesse Denise d'Hulst, une aristocrate française, pour veiller particulièrement sur Charlotte, dont elle devient la gouvernante[B 4]. Présente au Mexique où elle accompagnait son mari, la princesse de Salm-Salm tente de soudoyer une partie de la garnison de Querétaro pour faciliter l'évasion de Maximilien et des autres prisonniers. Comme le veut la tradition, Maximilien est d'abord élevé par une gouvernante, la baronne Louise Sturmfeder von Oppenweiler, avant d'être, à 7 ans, éduqué par des précepteurs à la tête desquels est placé le comte Heinrich de Bombelles, diplomate d'origine française au service de l'Autriche[2]. Lorsque la nouvelle de l'exécution à Santiago de Querétaro de Maximilien est connue, la famille royale belge interrompt sa visite à Paris, où elle s'était rendue pour visiter l'Exposition universelle, et regagne Bruxelles au début juillet 1867. Le symbole renvoie aux ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article. Quant à Charlotte, elle estime que la réception de la couronne mexicaine constitue une mission visant à ramener l'ordre et la civilisation sous la bannière des Habsbourg, qui régneraient de nouveau sur un empire où le soleil ne se couche jamais[V 4]. Les conditions des derniers jours de la captivité de Maximilien sont draconiennes : gardé à vue dans une cellule du couvent de Capuchinas de neuf pieds de long sur six de large et souffrant de la dysenterie, on ne lui témoigne aucun égard. Cette épidémie et l'heure matinale de leur débarquement leur valent un mauvais accueil de la population veracruzaine. Contrairement à son frère, Maximilien est heurté par la brutalité des exécutions[4]. D'abord tenu au secret, Maximilien reçoit ensuite la permission de recevoir ses généraux et d'autres visites, surtout celles de son aide de camp le prince de Salm-Salm et de son médecin. En France, le sujet de l'expédition mexicaine, et dès lors de l'exécution de Maximilien, reste sensible et exacerbe les passions jusqu'à la fin du XIXe siècle. Maximilien conditionne son acceptation du trône à la tenue d'un référendum populaire assorti de garanties financières et militaires solides. Son frère, le futur Léopold II, ne manque pas de noter dans son journal : « La construction de ce palais par les temps qui courent est une folie sans borne »[12]. Escobedo refuse cette proposition car ces deux cités sont prêtes à tomber entre les mains des républicains. Un médecin autrichien, établi à Mexico, a été mandé trois jours plus tôt afin d'apporter les produits requis pour pratiquer les embaumements. En Italie, le couple archiducal réside officiellement à Milan, siège du gouvernement de Lombardie-Vénétie[DC 2]. En dépit du conflit, sa qualité d'archiduchesse d'Autriche la mettant à l'abri de l'occupant, son mode de vie ne change aucunement. Pour tromper son ennui, Charlotte pratique l'équitation, peint et nage. En réalité, Maximilien a été trompé par quelques conservateurs mexicains, parmi lesquels le général Juan Nepomuceno Almonte, qui l'assurent d'un hypothétique appui populaire massif. C'est surtout la personnalité de Charlotte qui a inspiré l'objet de biographies et d'essais récents : Dominique Paoli en 2008[75], Olivier Defrance en 2012[76], Coralie Vankerkhoven en 2012 également[77] et André Bénit en 2017[78]. Ils commencent à rédiger un manuscrit de six-cents pages relatif au cérémonial, étudié dans ses aspects les plus minutieux. Les libéraux et les républicains, menés par Benito Juárez, s'opposent régulièrement et ouvertement à Maximilien. Deux jours plus tard, Charlotte revient à Saint-Cloud pour tenter d'infléchir de nouveau la décision de l'empereur. Maximilien leur déclare qu'il « accepte la couronne des mains de la nation mexicaine » et jure « d'assurer par tous les moyens le bien-être, la prospérité, l'indépendance et l'intégrité de cette nation »[C 4]. La riche ville de Milan quitte donc le giron autrichien à la grande colère des Viennois qui vilipendent l'empereur François-Joseph Ier, l'exhortant à abdiquer en faveur du populaire Maximilien. ». Au retour de son périple brésilien, Maximilien revient par Funchal où Charlotte et lui s'apprêtent à rentrer en Europe, non sans avoir fait une escale à Tétouan où ils accostent le 18 mars 1860[M 2]. L'empereur des Français promet de soutenir militairement Maximilien si celui-ci accepte de partir pour le Mexique. D'un geste qui lui est familier, Maximilien a écarté les deux branches de sa barbe. Nanti de quelques connaissances, je quitte la chère et aimée terre autrichienne. Ses médecins lui conseillent de quitter Lisbonne pour Madère, où elle arrive en août 1852. Peu soucieuse du règlement de ces considérations purement matérielles, Charlotte déclare : « si comme il est en question l'Archiduc était investi de la vice-royauté d'Italie, ce serait charmant, c'est tout ce que je désire ». Quand il sort à cheval, c'est revêtu du costume national mexicain (veste et large sombrero) ou d'un uniforme bleu. Il écrit : « Je revois avec tristesse la vallée de Machico et l'aimable Santa Cruz où, il y a sept ans, nous avions vécu de si doux moments... Sept ans remplis de joies, féconds en épreuves et en désillusions amères. Ignorant qu'elle est veuve, Charlotte est ramenée en Belgique. En mars 1916, un officier allemand s'étant enquis de la raison de la présence des couleurs autrichiennes sur une propriété en Belgique occupée, le général Moritz von Bissing, à la tête du Gouvernement général impérial allemand de Belgique, fait apposer aux grilles du château une pancarte : « Cette habitation, propriété de la couronne de Belgique, est occupée par Sa Majesté l'impératrice du Mexique, archiduchesse Maximilien d'Autriche, belle-sœur de l'empereur François-Joseph, notre illustre allié. Pour tout document justificatif, la députation mexicaine produit les actes d'adhésion sur lesquels on s'est contenté d'écrire en marge le chiffre de la population de la localité dans laquelle chacun des délégués réside, comme si tous les habitants s'étaient rendus aux urnes[C 21]. Les fiançailles sont conclues le 23 décembre 1856[DC 1]. […] L'archiduc est très pauvre, il vise avant tout à s'enrichir, à faire de l'argent afin de terminer diverses constructions qu'il a entreprises[K 4]. Le renvoi de Metternich signe la fin d'une ère. Une plongée dans les ténèbres de la folie. La presse catholique belge s'indigne que pareil drame ait pu être joué car, selon elle, cette œuvre flatte les basses passions républicaines en fabriquant un drame à la plus grande gloire de Juárez et au déshonneur de l'empire, de Bazaine, de Maximilien et de Charlotte[57]. Les ambitions impérialistes de Napoléon III l'amènent à intervenir dans la politique mexicaine. Lorsque l'année 1864 s'achève, l'armée française a réussi à faire reconnaître l'autorité impériale sur la plus grande partie du territoire du Mexique.