Ainsi, « si l'originalité de leurs ouvrages a été immédiatement perçue, elle a été reçue non comme un « progrès » mais comme le signe de leur vanité »[15]. Les hadiths ont fait l'objet de nombreux débats entre chercheurs, en particulier autour de leur authenticité. Voir des djinns ou faire des rêves prémonitoires sont-ils des signes qu'Allah préfère un individu ? Il semblerait que la mémorisation des hadiths a parfois pu être accompagnée de notes écrites. Plusieurs chercheurs ont démontré que certains hadiths sont composés d'éléments plus récents que Mahomet et qui lui ont été attribués postérieurement[18]. Les recherches de Goldziher ont permis de montrer que les traditions étaient tardives et qu'elle étaient, souvent, plus légendaires qu'historiques. Selon une tradition, en partie anachronique, attribuée à Ibn Sirin , la mise en place des chaînes de transmission date de la Fitna. Celui-ci a démontré la non-fiabilité des parties anciennes des isnads[3]. Pour Jacqueline Chabbi, « les chaînes de transmissions de ces propos […] sont surtout un alibi pour croire »[19]. À la fin du IIe siècle, une chaîne de transmission devient un élément essentiel du hadith. hasan. Si l'existence de recueils peut être plus ancienne, les premières tentatives d'organisation du corpus apparaissent au IIe siècle. leurs paroles n'indique toutefois que ce hadith est da'îf. Les hadiths est selon le degré de leur authenticité, selon qu’elle est certaine (Sahîh), très probablement (Hasan) ou d’une authenticité faible (Dha’îf). Celui-ci rejeta l'efficacité de la critique traditionnelle. Le Coran est un texte qui a fait l'objet d'interprétations (tafsir) et une grande partie de celles-ci se sont faites sous la forme de hadiths et d'éléments remontants, via un isnad, à Mahomet ou à ses compagnons. Après Ibn Ḥajar, l'étude sunnite des hadiths se concentre sur leur interprétation. Si l'existence de certaines chaînes à la fin du Ier siècle de l'islam est vraisemblable, le système n'est alors pas généralisé[4]. Bien plus, bon nombre des hadiths qu'Ibn Madjah est le seul parmi les auteurs des Six Livres à citer ou que seuls at-Tabarani ou Abou Nouaym ou Ibn Hibban ou al-Hakim ou ad-Daraqoutni ou al-Bayhaqui et consorts sont les seuls à citer sont des hadiths faibles. Rien dans Ce livre expose les plus connus et les plus authentiques parmi les hadîth divins et d’en donner l’explication puisée dans les références islamiques les plus connues et les plus affirmées, autant anciennes que modernes. Les recherches postérieures sur les hadiths chercheront donc à combler le vide de notre connaissance sur les débuts de l'islam[7]. Le mariage en islam est un sujet qui possède une très haute importance.. Hadiths sur le mariage : La demande. La théorie distingue la parole divine transmise par Mahomet et celle qui lui est attribuée. Elles vont être à l'origine d'ouvrages compilant des listes de transmission, ce qui aura pour motivation de ne pas se séparer d'une forme de transmission et d'établir un lien direct entre le fidèle et Mahomet[15],[24]. savant contemporain de cette communauté ayant produit un travail semblable. d'ibn Mas'ûd à propos du fait de lever les mains durant la prière, le cheikh Albani ne se contenta pas de le déclarer hasan, mais il le déclara Sahih. Tous les recueils de hadiths que nous avons aujourd’hui, et qui sont considérés par les savants du hadith comme authentiques (sahih), ont été écrit deux siècles après la mort du Prophète; pendant deux siècles, il n’y avait aucune documentation autorisée de hadiths en … Il est dit qu’al-Bukhari a recueilli plus de 300 000 hadiths et qu’il n’en a transmis qu’un peu plus de 7000 qu’il croyait être authentiques pour écrire le Sahih). »[15]. Pensez-vous que les critères fixés par le cheikh Albani pour déclarer un hadith Sahîh ou hassan sont corrects et en accord avec ceux des savants spécialisés dans al-jarh wa at-ta’dîl (critique et agrément des transmetteurs de hadiths) comme al-Dhahabî, ibn Hadjar al-'Asqalânî, al-Mazî et autres ? Une classification par le nom du compagnon à l'origine du hadith est appelée musnad. "Les six livres restent à étudier d'une manière qui placerait leur composition dans un cadre de préoccupations contemporains à leurs auteurs. Les "six livres" sont le sahîh de al-Bukhârî (810-870), le sahîh de Muslim ibn al-Hajjaj (819-875), le recueil d'An-Nassa'i (830-916), le recueil de Abû Dâwud (817-889) Kitâb as-Sunnan,, le recueil d'At-Tirmidhi (824-893) Sunan At-Tirmidhi, e recueil de Ibn Majah (824-887). Cependant, cette exigence de réévaluation des hadiths par chacun est rejetée par certains musulmans et des savants contemporains réinterrogent les principes de critique des hadiths[10]. Ces ouvrages du IXe siècle ont pour caractéristique de réunir les attentes des experts des hadiths et de la jurisprudence. L'héritage du Prophète Muhammad des origines à nos jours, Définitions de plusieurs termes utilisés dans la science du Hadith, par l'Imam 'Ali Al Jurjani, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Hadîth&oldid=176886139, Portail:Religions et croyances/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. W. Muir est aussi un des premiers auteurs de la critique occidentale à se pencher sur les hadith en 1856 : D. W. Brown, "Western Hadith Studies". Les hadiths aussi ne ne peuvent pas être comprendre sans une certaine science car il faut souvent connaître le contexte dans lequel a été dit le hadith et quand il s'agit de métaphore, il ne faut pas se tromper dans le sens. Pour l'auteur, "toute trace de transmission remontant au premier siècle de l'islam est très probablement artificielle et mythifiée"[3]. => L'audio est en Arabe et… Goldziher, qui, en 1888, publie un travail important sur le sujet. Lire le Coran numérique en période de règles. Les hadiths authentiques ne se reconnaissent pas seulement si on les compare avec le coran, s’ils sont opposés aux croyances sunnites ou s’ils sélectif. Les transmetteurs du Ier siècle de l'Hégire -les "compagnons du Prophète" et leurs "Successeurs"- qui sont mentionnés dans les chaînes de traditions les plus anciennes constituent l'un des éléments les plus suspects et artificiels de ce système de légitimation"[3]. Où sont partis les autres 93 000 hadiths authentiques, qu'il est supposé avoir mémorisés? Le Coran évoque, en effet, les mains et le visage d'Allah. Orcel M., « 2 - Les énigmes du Coran -L'institution de la vulgate* coranique » dans. C'est le théologien et militant salafiste Nāṣir al‐Dīn al‐Albānī (1914-1999) qui fait évoluer, à partir des années 1980, les études autour des hadiths. Il ne fait aucun Le HadIth est dit authentique quand la chaîne des garants est parfaite, et ne pose sur le plan du contenu aucun problème de fiabilité et de crédibilité. La canonisation s'est donc accompagnée d'une réflexion sur l'authenticité de ces traditions, en particulier par ‘Abd al-Raḥmân al-Râmahurmuzî (m. 360/971)[15]. Nöldeke[3]. Juynboll, à la différence de Schacht ne considère pas le "lien commun" comme un faussaire mais juste comme l'auteur du texte et Motzki comme un collecteur[7],[note 3]. L'exigence d'un isnad complet est exigé à partir d'al-Shafi'i (m. 820)[5]. En 1950, le travail de J. Schacht intégrait l'étude des chaînes de transmission[4]. De plus, al-Tirmidhî le déclara Ces résistances ont occasionné un intérêt pour ces compilations et ont paradoxalement participé à leur canonisation. En 1991, l'universitaire allemand Harald Motzki notait que rejeter la littérature hadithique comme sources historique fiables pour la connaissance du Ier siècle de l'islam prive l'étude des débuts de l'islam de sources utiles[note 5]. Ces révolutions ont participé à faire évoluer l'autorité des hadiths écrits, au détriment de la « transmission vivante », traditionnellement considérée comme plus légitime. Néanmoins, par l'autorité supérieure des hadiths à celle des sira, cette image qui apparaît dans les hadiths est importante pour l'histoire de l'islam puisqu'elle a servi dans les écrits des savants musulmans et dans l'imitation de Mahomet comme modèle[29]. rapporteur soit jugé Mudallis ne signifie pas forcément que le hadith soit Da'îf. Zuhri est réputé être le premier à utiliser cette méthode[26]. Quelles sont les différentes manières de prier sur le Prophète ? Ces réflexions ont mené à l'acceptation du Coran comme étant créé. Pour qu’une narration soit acceptée, il doit y avoir une chaîne de transmission de rapporteurs connus par leur piété, leur droiture et leur bonne mémorisation. Celles-ci ne sont pas applicables dans le cadre d'une critique historique. Les chiites élargissent le champ des hadiths aux paroles de Mahomet et à celles des douze imams. Cette application contient "les quarante hadiths de l'Imam Nawawi," qui sont une collection concise des déclarations authentiques du Messager d'Allah: Muhammad (saw). L’imam Al Boukhari a travaillé sur plus de 600.000 hadiths pour son sahih. Les compilations de hadiths par les chiites durant les premiers siècles ont mené à la création des "Quatre livres" formant un ensemble de référence. En effet, pour les musulmans, tous ceux ayant "reçu du Prophète" sont considérés comme des compagnons et sont, en cela, dignes de respect et de confiance absolue[5]. Le lien entre les deux se retrouve dans les hadiths et dans le Coran qui précisent de manière presque identique que "le Livre de Dieu est le plus beau des hadiths"[5]. Considérés comme des principes de gouvernance personnelle et collective pour certains courants musulmans, ils sont aussi désignés sous le nom de « la tradition du Prophète »[2]. Il y décrivit le Mudallis de second niveau en disant : « Les imams ont toléré son caractère Mudallis et ont rapporté des hadiths de lui dans les hadiths authentiques, pour sa qualité d’imam et la faiblesse de son caractère Mudallis, comme al-Thawrî ou parce qu'il ne dissimule les noms que des transmetteurs fiables, comme ibn 'Uyayna. Le Sahîh d'Al-Bukhârî (en arabe : صحيح البخاري / Ṣaḥīḥ al-Bukhārī) signifie « l'authentique de l'imam Al-Bukhari » et est l'un des six grands recueils de hadiths. En dehors de quelques hadiths « sacrés », considérés comme les paroles de Dieu adressées directement à Mahomet, les hadiths sont des paroles et des actions attribuées au prophète de l'islam et non une parole divine[6]. L'étude de cette tradition a été reprise et les auteurs concluent qu'"au milieu du troisième siècle AH, le texte de la tradition dite "Sa'd-will" a été stabilisé et 150 ans de développement textuel ont pris fin"[8]. Dans la pratique, un certain nombre de chercheur (Watt, Rodinson...) ont ignoré les recherches de Goldziher, puisque cela réduisait fortement ce qui devenait possible de dire sur Mahomet[7]. Lorsque le terme hadith ("propos") est utilisé sans complément d'attribution, il désigne celui de Mahomet[5]. Ce procédé est utilisé dans le monde juif[12]. Voir la partie sur les hadiths comme sources historique et la note sur les recherches de Motzki. En cela, les traditions doivent être étudiées, comme sources anciennes, «  mais elle[s] ne di[sen]t pas nécessairement le réel des faits qu’elle[s] invoque[nt] »[19]. Il suivait les règles de critique et d’agrément des, transmetteurs, établies par les savants de la communauté et il n'a, aucunement innové dans le domaine. Les rapporteurs de confiance ont, en effet, rassemblé des dizaines de milliers de hadiths authentiques qui ont pour sujet la croyance, les adorations, les relations sociales, le comportement, la politique, les pactes, les accords de paix, la . Il a fait dans ce domaine des efforts, louables. Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son, Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses, Il s'agit là d'une question vaste et complexe, et une fatwa n'est, nullement appropriée pour en parler. à l’égard de tous les hadiths rapportés du Prophète . La diversité des sujets semble pouvoir nous renseigner implicitement ou explicitement sur Mahomet et sur sa pensée. Ainsi, à propos des isnad et des identifications de "transmetteur", ces arguments d'autorité, qui ont recours à des experts anciens, sont cependant notoirement douteux. Sunan Ibn Majah[26]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Par ailleurs Sufiyân al-Thawrî n'est pas le seul à avoir rapporté ce hadith d'après ', Vous pouvez rechercher une fatwa à travers de nombreux choix. Il dit dans son livre intitulé Sahîh Certaines traditions, néanmoins, utilisent le terme Qu'ran pour désigner toutes les paroles dites par Mahomet[5]. D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: La dernière modification de cette page a été faite le 23 novembre 2020 à 07:36. Ces compilations étaient, pour leur époque, un « acte révolutionnaire », voire une « innovation douteuse », par le rejet des traditions que ces auteurs ne considéraient pas comme authentiques. Les premières recherches restent concentrées sur le texte matn et non sur la chaîne isnad, considérée comme secondaire[7]. Authenticité du hadith « Je n’ai jamais touché de brocart ni de soie... L’histoire du bédouin qui a divorcé son épouse jusqu’à un certain temps est fausse, Authenticité et signification de cette parole : « Si je dénigrais un homme en disant qu’il a été allaité par une chienne, j’aurais peur d’être allaité par une chienne. Les hadiths vont connaître un processus de canonisation, similaire à celui du Coran. La loi est au cœur de la pensée religieuse musulmane. Au IVe siècle, un corpus officiel prend forme[17]. Malgré des incohérences, les hadiths présentent une image idéale de Mahomet, ce qui contredit l'image de Mahomet qui pourrait être tirée du Coran ou des Sira. Pour l'auteur, les autorités à l'origine des hadiths exégétiques sont Abū Ẓabyān, Saʿıd ibn Jubayr, al‐D ̄ ̣aḥḥāk, Mujāhid, Qatāda, et Muḥammad ibn Abı Muh ̄ ̣ammad, et non Ibn ʿAbbās. Que faire quand le hadith (incriminé) es cité dans les chaînes les plus authentiques sur la terre? Pourquoi Albani a-t-il qualifié de Sahîh ou de hasan certaines chaînes de transmission comprenant des transmetteurs jugés Mudallis (dissimulateur) ? pourtant il existe des hadiths authentiques qu'ils sont les seuls à citer. Pourquoi les tatouages sont-ils interdits en Islam ? Pour A. de Prémare, "en ce sens originel, le Coran est un ensemble de hadiths sélectionnés pour la récitation publique, et qui est destiné à représenter le Livre de Dieu. Ainsi, al-Warraq (Xe siècle) s'interrogeait sur le fait d'étudier la fiabilité des transmetteurs sans interroger celle du "témoin" au début de la chaîne. => Contenu : 42 Hadiths Nawawi => Le texte est en Français, en Arabe et en Phonétique. Si les discussions des experts étaient plus nuancées, classer un livre comme « fiable » a permis une approche de l'ouvrage comme sur un "terrain de chasse", le lecteur cherchant des hadiths en ignorant le livre, son auteur ou le sens même des textes[26]. »[23]. Une méthode de "critique de l'isnad" a ainsi été relancée par certains savants, en se basant sur des "modèles de transmission supposée"[3]. A la première catégorie appartiennent les hadiths de Buokhary et Mouslim. Les hadiths ont été mis à l'écrit à partir de la fin du Ier siècle après Mahomet. Il y a six principaux recueils de hadiths considérés comme références chez les sunnites ; on les appelle les « six livres » (kutûb al-sitta)[27]. Il lui est intrinsèquement relié et semble nous permettre de mieux connaître la figure de Mahomet. La sélection entre ce qui a intégré le corpus des hadiths et celui du Coran a été menée par les scribes mais "la frontière entre les deux reste floue", comme atteste l'existence de hadiths réputés être des paroles divines[5]. Au Xe siècle, le principe de l'autorité au sein de l'islam évolue vers l'idée de consensus de la communauté, ce qui conduit à une unification des croyances au sujet des hadiths. Les rapporteurs de confiance ont, en effet, rassemblé des dizaines de milliers de hadiths authentiques qui ont pour sujet la croyance, les adorations, les relations sociales, le comportement, la politique, les pactes, les accords de paix, la guerre, le commandement, … Les hadiths sont des propos attribués à Mahomet, ou parfois à des observateurs contemporains, qui renseignent sur sa doctrine, sa vie publique comme privée et concernent des sujets d’une très grande variété. ‎Issue, du très célèbre ouvrage profitable, devenue incontournable, cette application recence les 42 hadiths authentiques, fondamentaux traitant de différents thèmes dans la religion. Ils ne reconnaissent pas les hadiths provenant des "six livres" qu'ils considèrent comme peu dignes de confiance. 4 Il y décrivit le Mudallis de second niveau en disant : « Les imams ont toléré son caractère Mudallis et ont rapporté des hadiths de lui dans les hadiths authentiques, Après leur apprentissage, les meilleurs étaient envoyés chercher de nouvelles traditions prophétiques[4]. Une femme qui méprise sa voisine Il est considéré par les musulmans sunnites comme le livre le plus fiable après le Coran [1], [2] et comme l'une des trois sources de hadiths les plus authentiques avant le Sahih Muslim et Al-Muwatta de l'imam Malik [3]. Selon certains auteurs, l'usage de l'isnad existait, dans certaines mesures, dans la transmission de la poésie arabe préislamique. Ainsi, Shoemaker conclut que "les traditions biographiques et autres hadiths ne sont donc pas des sources d'informations fiables sur les débuts de l'islam"[3]. »[23]. (502/3033) سنن ابن ماجة. Ici, tous les transmetteurs du Hadîth sont connus, depuis celui qui le rapporte jusqu’à celui qui l’a entendu de la bouche même du Prophète (). Pour Amir-Moezzi, « afin de justifier ces exactions, le pouvoir califal mit au point un système complexe de propagande, de censure et de falsification historique. doute que le cheikh Albani rédigea une énorme encyclopédie comprenant de nombreux hadiths Sahihs appelée Silsila Al-Ahâdîth Al-Sahîha. Comment implorer Allah, exalté soit-Il, de nous pardonner nos péchés et nos erreurs ? Elle a été menée par les deux groupes s’intéressant aux hadiths, les experts des hadiths étudiant les isnad et à l'origine des musnad et les experts de jurisprudence qui avaient besoin de classement par thème (musannaf). Certains sont néanmoins parfois utilisés. Nous n'avons d'ailleurs pas connaissance d'un autre Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Celui qui se repent avant que … Pour l'historienne Jacqueline Chabbi, « la fidélité présumée, tant revendiquée aujourd’hui par beaucoup, à une période de pureté initiale, à Mahomet et au Coran, s’adosse à un déni radical de l’histoire »[19]. Plusieurs classifications des hadiths existent. L'auteur cite l'existence de très nombreux hadiths (et isnad) forgés à des fins politiques (Propagande...), à des fins théologiques ou légales (afin de soutenir une opinion comme l'incréation du Coran...), chauvinistes (racisme...) ou littéraire (intégration de récits populaires...). D'autres auteurs comme Fuat Sezgin ou Motzki ont suivi[4]. Tabaqât Al-Mudallisîn. Schoeler accepte néanmoins l'existence de forgeries, la construction tardive de la chronologie de la vie de Mahomet, la dimension exégétique de certaines traditions[7]... Entre l'optimisme de Motzki ou le scepticisme bien plus courant de Cook, Berg et Shoemaker, tous les auteurs sont d'accord sur le fait que les hadiths renseignent davantage le développement de l'islam que ses origines, "à moins que nous ne redéfinissions aussi ce que nous signifions par origine"[7].